2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

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2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

Message  Admin le Dim 6 Fév 2011 - 1:23

Animation : Lizzz.


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Message  Adrien' le Mar 15 Fév 2011 - 21:17

Lizzz m'informe qu'elle a choisi le thème sur lequel elle nous emmènera promener nos plumes :
J'ai l'intention de suggérer d'écrire sur le thème de la fenêtre à partir d'expressions et citations proposées.


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J'me lance, pour montrer l'exemple, plus que par fierté pour mes textes ^^

Message  Solipse le Lun 21 Fév 2011 - 0:36

Alors 1er exercice : 3 (2 dans mon cas) textes de 4 lignes basés sur des citations ou expressions :

Au nord les romains avaient mis au point un système d'abduction d'eau potable, à l'est les grecs arboraient fièrement leur réseau d'égouts.
Le roi Al La Kazaahm, courroucé par le manque d'avant garde de son royaume fit plancher les plus grands sages pour circonvenir cette faiblesse. Deux ans plus tard le génie Alfeet An Sedim lui exposa son invention, un système ultra performant transportant les esclaves depuis les fenêtres des maisons jusqu'à son palais.

La fenêtre mansardée laissait passer des courants d'air froid. Édith qui aimait regarder les hirondelles nourrir leurs petits pendant qu'elle écrivait sur sa machine à écrire, constata qu'un mandarine oubliée sur le bord de la fenêtre s'était conservée trois semaines. Elle décida alors d'y entreprendre la construction d'un garde manger.

2ème exercice : poursuivre une des brèves produites lors de l'exercice 1 (à partir d'une brève de Lizzz)

J'ai regardé un certain temps ces personnalités de pluie s'écraser en flaques. Mais progressivement je les vis profiter de la présence de leurs égales écrasées sur la terre battue pour rebondir et prendre un nouveau départ. La pluie ne tombait plus, elle allait et venait, et comme prise d'une transe, d'une incantation à elle même, elle atteint le paroxysme de sa beauté, illuminée par les flashs et encouragée par des roulements de tambours. Emportée par la danse, elle finit par frapper à ma fenêtre pour m'inviter à la rejoindre. j'étais un peu réticente à l'idée de danser dans mon pyjama, mais ma robe de soirée séchait encore sur la corde à linge. Je fis alors un pas sur le radiateur, un autre sur le rebord et un dernier sur un rayon de lune.

Voilà pour le moment, vivement la prochaine !


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Re: 2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

Message  athanase le Lun 21 Fév 2011 - 1:11

La fenêtre mansardée laissait passer des courants d’air froids. C’était ça, et la lumière du jour, qui l’avaient réveillé. Il ouvrit prudemment un oeuil, et le referma aussitôt. Il éclata d’une toux rauque et pâteuse, ouvrit ses deux yeux, dirigea son regard sur le réveil et dit : « meerdeuh ! »







Mamie n’a pas la télé. Elle dit qu’elle n’en veut pas, que sa fenêtre lui suffit. C’est vrai qu’elle passe ses journées devant sa fenêtre. « Quand il ne se passe rien chez un voisin, je zappe chez un autre, qu’elle dit, et les jours de marché, c’est comme si j’avais la parabolle.»







« - Que veulent-ils ?

- Votre mort, Monsieur.

- Ah bon ?... Diable ! Je me demande bien pourquoi.

- Allez donc le leur demander, Monsieur.»

















L’existence quotidienne de Rodolphia était peuplée de contrariétés. Ce jour-là comme les autres. Elle ne pouvait plus masquer la lumière du soleil, ayant avalé ses rideaux la veille en prétextant qu’il faisait trop sombre. Sa gloutonnerie avait eu raison de la pénombre coquette qui reignait dans son sous marin. Le public avait adoré.

Elle parti boudeusement vomir ses rideaux, la télé, au salon vantait d’un ton jovial un aspirateur dernier cri.

Qu’y pouvait-elle ? Elle éprouvait en permanence ce besoin, plus fort que tout, d’aspirer les objets, les meubles, les personnes, tout ; ça lui rendait la vie infernale. Elle retourna dans sa cabine. C’était l’heure du direct. Rodolphia aluma la caméra, cadra du mieux qu’elle put, puis fit face au hublot. Saoûlée par la lumière, elle s’assis sur le sol et entrepris de s’aspirer les pieds, les jambes, la taille, tentant de s’avaler elle-même. La télé, au salon, commentait d’un ton hystérique le dernier cri d’un aspirateur sous-marin.

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Re: 2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

Message  Adrien' le Lun 21 Fév 2011 - 1:29

A partir de ''Il y avait aux parvis deux à trois petites fenêtres, si drument treillissées d'épais barreaux de fer qu'on n'en voyait pas la vitre.''
Iel habitait un ancien cellier, douillettement mais modestement aménagé, dont la haute fenêtre donnait sur une petite cour. Dans le demi-jour, aucun rayon de soleil, jamais, ne faisait danser la poussière.

A partir de ''La place du palais, encombrée de peuple, offrait aux curieux des fenêtres l'aspect d'une mer, dans laquelle cinq ou six rues dégorgeaient à chaque instant de nouveaux flots de têtes.''
La glace, froide à mon palais, fond à mesure qu'elle circule dans ma bouche ; elle s'écoule dans ma gorge en direction de mon estomac, laissant le goût du cassis sur ma langue.

A partir de ''La fenêtre, en province, remplace le théâtre et les promenades.''
Le fenugrec, en provocateur, remplace la théière et les promontoires.
Le fer-blanc, en proxénète, remplace le thème et les prompteurs.


A partir du texte de Romain : ''Le téléphone sonna. Il était midi. J'avais décidé de ne pas répondre. Le facteur était certainement passé. Je n'allais pas ouvrir la boîte aux lettres non plus. Par contre j'ouvris mon portefeuille, et pris ma photo que je jetai par la fenêtre.''

Li-An arriva dans cette petite rue, qu'iel aimait bien pour ses pavés, son air désuet, ses fenêtres en surplomb, si proches qu'on aurait pu les relier de part et d'autre de la rue par des planches posées d'un appui de fenêtre à celui d'en face.
Iel prit conscience de la douceur de l'air nocturne, leva les yeux vers les étoiles. D'une fenêtre ouverte, lui parvint une sonnerie de téléphone, un "Rrrrrriiiiiiinng !" cru et strident qui lui rappela le téléphone à cadran de sa grand-mère. Iel avait commencé à l'entendre avant même de tourner le coin de la rue. L'appareil s'égosillait en vain ; d'ailleurs, il finit par se taire. A ses sonneries succéda dans toute la rue le silence prolongé de la sonnerie.
Les pas de Li-An se comptaient encore en sonneries et en silences, qu'un nouvel évènement se produisit : un mince rectangle brillant voleta sous les étoiles et chut à ses pieds. Iel ramassa la photographie. Iel fut touché' par le sourire hésitant qu'iel y vit, leva la tête vers cette fenêtre décidément bavarde sur la vie de son occupant, sourit, et continua son chemin.
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Re: 2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

Message  Paul Emploi le Lun 21 Fév 2011 - 18:43

Re : 18 Février

Romain Aujourd'hui à 16:31

A partir de "Se jeter par la fenêtre" :
Le téléphone sonna. Il était midi. J'avais décidé de ne pas répondre. Le facteur était certainement passé. Je n'allais pas ouvrir la boîte aux lettres non plus. Par contre, j'ouvris mon portefeuille et pris ma photo que je jetai par la fenêtre.


A partir de "Chanter à la fenêtre de la bien-aimée" :
Ses yeux étaient ouverts. Le vent faisait trembler le rideau de ses cils. Un soleil bleu palpitait dans ses yeux. Ses paupières blondes se gonflaient de lumière. Droit devant elle, je me tenais prêt à chanter à la fenêtre de ses yeux.


A partir de "La fenêtre mansardée laissait passer des courants d'air froid" :
J'avais froid. Je grelottais, tremblais, pleurais. Il faisait si froid dans la chambre, un froid intolérable, si froid depuis qu'un courant passait comme une ombre par la fenêtre mansardée. Ma fenêtre ne me protégeait plus des courants. Le froid engourdissait mes pensées. Enfin.





A partir du texte d'Adrien' :


La glace fond dans ma bouche, au fond de ma bouche, une glace sans teint qui me glace quand je m'emprisonne dans son teint. La glace éjacule méthodiquement des reflets dans mon ventre. La glace gèle ma conscience, pisse dans ma tête son urine blonde. La glace en direction de mon ventre s'étend jusqu'à mon sexe. Tu vas bien aujourd'hui, me demande le voisin qui est médecin. Non je ne vais pas bien, j'ai une glace qui éjacule méthodiquement des reflets dans mon ventre. C'est douloureux, demande le voisin qui est aussi médecin. Non, mais tout se reflète dans mon ventre. J'arrive à saturation. Le noir est la couleur de l'hospitalité, ce n'est pas pour rien que les noires durent moins longtemps que les blanches. Je deviens noir, tout noir à l'intérieur comme un monochrome, comme un cerveau embué de nuit. La glace glisse lentement jusqu'à mes pieds, taille dans la peau avec ses reflets poignards. Les noires sont plus courtes que les blanches. On est toujours injuste avec le cerveau quand il sue de l'eau noire par les pores des neurones.
Il y a tant de monde dans la glace dans mon ventre, tant de monde. Un chirurgien se propose de m'opérer (je peux vous enlever cette glace qui grossit comme une grosse tumeur). Sinon, j'ai demandé. Sinon, tu meurs. Mourir saturé de reflets, enflé d'échos de lumière, quelle belle mort ! J'ai un monde parallèle dans le corps. Et quand je pisse, c'est la quatrième dimension. Des cristaux comme des miroirs miniatures dégorgent de mon sexe. Il y a tant de monde dans la glace de mon ventre.

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Re: 2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

Message  Adrien' le Jeu 24 Fév 2011 - 1:54

Je crois que c'est ton texte, Athanase. Peux-tu faire une réponse sur ce fil et le copier-coller dedans ? j'effacerai ensuite ce post qui me l'attribue. Je n'ai que celui-là, tu dois avoir tes trois textes courts, que je taperai si tu me les amènes. Il faudrait aussi rappeler de quel texte tu t'es inspiré pour écrire celui-là.

Et ils braillaient dans leur ivresse des chansons à boire qui résonnaient dans le port, rivalisant dans leur aptitude à défoncer les tympans avec les chuintements et les chocs saccadés des machines que l'on réveillait.
Il sortit, enjambant la flaque brun-rose qu'un matelot alcoolique avait déposé devant sa porte défoncée, comme un cadeau de bienvenue. Puis il se dirigea vers les quais.
Amarré là, le sous-marin fushia délavé et couvert de guano de Va'tcha semblait l'attendre, tel un junkie agonisant qui attendrait sa dose de morphine. Les rideaux manquaient, et le Phoque démembré semblait plus mal en point que jamais.
Il bondit prestement sur le toit inondé de merde qui exhalait pourtant l'odeur reconnaissable de Va'tcha, un mélange d'alcool à brûler, de tabasco et de pisse. Il cogna à la trappe. "Entre, je t'attendais."
Il descendit dans l'habitacle et décocha un regard lubrique à son unique occupante. Va'tcha était nue, une barbe épaisse lui couvrait néanmoins la majeure partie de l'anatomie. Elle lui répondit par un sourire digne d'un kangourou en rut qui découvrit ses gencives velues.


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Un hirondeau dans un certain esprit

Message  Lizzz le Jeu 24 Fév 2011 - 14:18

D'après le texte de Jé'-la-plume


Un hirondeau dans un certain esprit




Je promène mon regard par la fenêtre. Sur les hirondelles en plein vol. Sur les gens qui au fil des rues rejoignent comme des fleuves l’océan de la place. Je voudrais jeter la bouteille à la mer. Je saisis mon flacon de pastis et le lance. Au secours, mon corps suit ! Je me raccroche aux barreaux de la fenêtre.


Voilà, j’ai rattrapé mon corps. Mais mon esprit a pris la fuite. Il s’est envolé à la poursuite des hirondelles au-dessus de la mer. Je veux le fixer sur l’un de ces couples en noir. Il vole. Mon esprit aussi. « Vous êtes incapable de toute forme de concentration » m’a dit monsieur Durrell, l’infirmier psy.



Monsieur Durrell entre dans ma chambre. Il met la tête à la fenêtre et brandit entre les barreaux un filet à papillons pour tenter de capturer mon esprit. Il se rend vite compte qu’il ne pourra y arriver par ce moyen. Il fait feu par la fenêtre avec un revolver confisqué à un malade. Un hirondeau tombe.



Mon esprit le suit, lui fait un discret enterrement mental sous le nid de ses amoureux parents puis lui chante un requiem. Le couple flaire la trace de leur enfant. Ils descendent en fusée vers la tombe puis retourne dans le ciel où déjà, sous une ombrelle, s’épanouit d’une joie éternelle l’ombre d’Hildebert, le bébé hirondelle.



Dans les couloirs de l’hôpital, malades et membres du personnel, affolés par le bruit du coup de feu, courent en tous sens. On retrouve, dans le bureau du médecin chef, un corps. Le corps de qui ? Du médecin chef, bien sûr : une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. La chose corps s’étale, les pieds dans le fauteuil, la tête sur la moquette. Sur le bureau du chef, un livre de Durkheim à reliure rouge. A côté de lui, une arme à feu fêlée.



L’interne, appelé, diagnostique un accès d’objectivation moutonnique. A force de constater des suicides, le chef en a reproduit l’image. De derrière les barreaux, monsieur Durrell l’infirmier fixe du regard le petit Hildebert inerte. Il jette son revolver par la fenêtre.


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Re: 2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

Message  athanase le Ven 25 Fév 2011 - 0:57

le texte que tu as tapé, Adrien', c'est celui de Orang-Outan, d'après le texte de Laure.

le mien est déjà tapé, sur ce forum je m'appelle Athanase.
à demain


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exercice de défenestration

Message  jé'-la-plume le Ven 25 Fév 2011 - 19:32

le mien : (celui de Jé... )

exercice 1:

Les yeux penchés sur la fenêtre, je passais à travers. Le regard se perdant dans le monde, je cherchais un bout d'soleil dans l'extrait d'planète acceptait d'être observé.
Mon esprit s'est jeté à la fenêtre cherchant le couple d'hirondelles qui sans cesse tournoyait autour de la maison. Leurs nids constitués d'argiles -il faut savoir que les murs d'argiles sont très intéressants pour un maçon car ils sont solides et imperméables- s'abritaient dans l'embrasure des fenêtres d'où l'on pouvait surveiller les couvées. un hirondellon se plaigna : la pénombre de sa chambre ne lui seyait pas, il préférait la lumière et le grand air : il alla vers la fenêtre et d'un seul coup, écarta les rideaux, mot d'hirondelle qu'en langage humain on pourrait traduire par ailes, et s'envola : il voulait sortir.



exercice 2: (d'après mon texte)

Les yeux penchés sur la fenêtre, j'ai finis par passer à travers sans briser la vitre. Mon regard se
perdait dans le monde, je cherchais un bout d'soleil dans l'extrait
d'planète acceptait d'être observé.
Il se perdait au loin, et c'est à cet instant que tout est parti : mon esprit s'est jeté à la fenêtre cherchant un peu d'air, et aussi à rejoindre ce couple d'hirondelles qui sans cesse tournoyait autour de la maison.

J'arrivais à leurs nids constitués d'argiles, qui, comme chacun le sait chez les hirondelles, combiné avec de la chaume est un matériau intéressant dans l'architecture hirondelle. Ces nids étaient situés dans l'embrasure des fenêtres d'où l'on pouvait surveiller les couvées.


D'un des nids venait une étrange clameur : un hirondellon se plaignait de la pénombre de sa chambre car il préférait la lumière et le grand air : il se dit alors qu'il était temps et il alla vers la fenêtre
et d'un seul coup, écarta les rideaux, mot d'hirondelle qu'en langage
humain on pourrait traduire par ailes, et s'envola : il voulait lui aussi sortir.

A cet instant, je l'ai trouvé très proche de moi; on a tous les deux décidé de quitter notre quotidien devenu trop ennuyeux, pour s'en aller vers l'inconnu.

voilà

;-)

à ce soir

jé'-la-plume



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Espionnage des voisins avec le chat qui regarde.

Message  Adrien' le Lun 28 Fév 2011 - 1:37

Ce fut par hasard que j'ai vu que ce chat me regardait. Alors que j'espionnais négligemment mon voisinage depuis ma fenêtre, au deuxième étage, une ombre a attiré mon regard.
C'était... un mardi je crois. J'étais rentré d'une escapade en ville, il devait donc être 16h, 16h30. C'est un moment de la journée où il ne se passe pas grand chose à la façade.
Mais je l'ai revu !! Le lendemain, même heure !
Cette fois-ci j'ai pu discerner ses traits. Il avait une fourrure beige striée de noir et sa queue était coupée. En n'y prenant pas garde, on pouvait le confondre avec les rideaux. Mais JE l'avais remarqué.
Les trois jours suivants, j'ai de nouveau observé ce matou étrange. De 16h à 16h30 au début. Puis plus régulièrement pendant une semaine complète de 12h à 12h30 et de 16h à 17h. Et le soir aussi.
Cela fait un mois que je regarde la bête. JE SAIS aujourd'hui qu'elle est malsaine. Je sens son esprit s'insinuer en moi. JE DOIS ! la regarder.
Ses yeux... Ce sont ses yeux qui sont maudits... Les pupilles sont fendues horizontalement, et la couleur... Mon Dieu... une couleur qui passe du violet à l'orange.
Je la surveillais de plus en plus au cas où elle aurait pu s'échapper. Ne pas la laisser un instant.
C'est dur mais je m'entraine à ne plus cligner des yeux. Au cas où. Heureusement que j'ai des gouttes pour qu'ils ne se dessèchent pas.
Des feulements derrière moi. Je ne dois pas me détourner, pas me détourner.
J'écris en même temps que je le regarde.
Il s'appelle Nesté, c'est lui qui me l'a dit.
Les gouttes ne suffisent plus. je dois trouver quelque chose de plus radical.
Aujourd'hui je me suis procuré de la morphine.
Je suis à la fenêtre, sur la table basse que j'ai installée à côté de moi. L'éclat de mon cutter se reflète dans le petit miroir.
Je ne quitte pas Nesté du regard.
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Re: 2011-02-18 - 18 février 2011 - Lizzz - la fenêtre

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