Dialogues (soirée d'écriture)

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Dialogues (soirée d'écriture)

Message  Adrien' le Jeu 29 Déc 2011 - 22:34

Nous avons composé des "fiches de personnages" sur le principe du portrait chinois, puis nous avons écrit des dialogues entre nos personnages sur le thème : "bras droit vigoureux (bras gauche qui en dit long)". Voici le mien (pour celleux qui ne connaissent pas encore Zaxia, cherchez Richard Kurt + Rose du ciel sur internet, le malheureux continue sporadiquement à faire la promotion du pire roman de tous les temps).

Personnages :

Paulette, pilier au Tomahawk

Zaxia, aventurière


Guests :

Coude-sur-le-zinc, chaman barman

Fiduciaire, yorkshire




La scène se passe au bar Le Tomahawk. Suivie de Fiduciaire, Zaxia pénètre dans le bar illuminé par deux vieilles lampes de chevet à chaque bout du comptoir.
Coude-sur-le-zinc essuie des verres en écoutant Paulette, qui écluse son quatrième Fernet-Branca au comptoir.



Zaxia, à Coude-sur-le-zinc :
Bonjour, un diabolait-fraise s’il vous plaît, j’en ai besoin pour me remettre de toutes mes aventures avant la suivante à laquelle je dois me préparer sans relâche.


Coude-sur-le-zinc, perdu : Heu... Un lait-fraise, c’est ça ?


Zaxia : Non, il me faut un diabolait-fraise pour aller avec mon métabolisme spécial.


Coude-sur-le-zinc, interloqué : ???


Paulette : Je crois qu’elle veut une limonade avec du lait et du sirop de fraise, cette petite.


Zaxia : Oui exactement, avec une paille et des glaçons et un bol d’eau pour Fiduciaire, mon fidèle comparse à quatre pattes.


Paulette, tandis que Coude-sur-le-zinc pose la commande devant Zaxia : Et ça se boit, ce truc ?

à Coude-sur-le-zinc : Un Fernet-Branca s’il te plaît, Coude.


Zaxia : Oui c’est très bon car la limonade contient plein d’énergie pour mes prochains combats, les vitamines sont dans le sirop de fraise et le lait comporte des éléments pour ma croissance.


Paulette : Ah.


Zaxia : Dans les combats, il est d’une utilité vitale d’avoir le bras droit vigoureux, plus encore que le gauche qui est utile aussi.


Paulette : Ah...

à Coude-sur-le-zinc qui lui sert son cinquième Fernet-Branca

Merci, Coude. Slurp. Tu ne viens pas souvent ici toi, c’est la première fois que je te vois.


Zaxia : Oui car j’ai été très occupée pendant les 72 heures des trois derniers jours à sauver ma mère la reine Mérauda de la malédiction programmée par Enfer pour la tuer.


Paulette : Eh ben... T’as une vie passionnante dis donc. Et le reste du temps, tu vas à l’école ?


Zaxia : Oui car la culture est un savoir et dont j’ai besoin pour épanouir totalement mes capacités cérébrales.


Paulette : J’vois ça...

Elle fouille dans son porte-monnaie et paye ses Fernet-Branca.

Bon ben ma p’tite, c’est pas l’tout mais je dois encore faire deux-trois courses avant de rentrer sauver mon Léon de la malédiction du creux à l’estomac.

Saluant d’un hochement de tête : Coude... Mademoiselle...


Paulette sort. Coude-sur-le-zinc, une goutte de sueur perlant à la tempe, se concentre ostensiblement sur l’essuyage de quelques verres.
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Dialogue entre Jonye et Alf Gland

Message  Solipse le Sam 31 Déc 2011 - 7:47

Comme tous les lundis, Jonye traînait dans le caniveau devant le bar "L'Ode de Vie" en attendant que le tenancier ait assez pitié de lui et qu'il y ait assez peu de clients pour le laisser entrer. Il chantonnait accompagné de fausses notes provenant de sa cagette à cordes un air qui sentait la bière :

«Si j'étais un marteau
je chanterais le jour
je chanterais la nuit
je chanterais le jouuuur
je chanterais la nuiiiiIIiit
je chanterais le jour, la nuit, le jour et la nuit, lala lala lalalalalalaahh....»

Soudain le tintement des pièces jaunes contre ses lunettes s'estompa, tandis qu'un curieux personnage velu s'arrêtait à son niveau :

«Bonjour ! Je m'appelle H-Alf, Gland H-Alf, je suis ton H-ami !
- Ah c'est gentil, t'es trop un pote mec ! Mais hé, t'aurais pas une p'tite pièce en rab pour que j'me retrouve une gratte ? lui adressa Jonye pendant qu'il redressait les fonds de bouteilles qui lui pendaient en travers de la figure.
- Mais ma parole, s'exclama Jonye, j'hallucine ! Il est "trop fumé" ton costume !
- Oh oh oh, fanfaronnait Alf soulevant à sa bouche le bout de sa canne ressemblant à une vieille branche et allumant du tabac dans un trou du pommeau. C'est une très très très très longue histoire. J'ai hérité ce poncho d'un sorcier d'H-Amérique du Sud qui faisait d'H-excellentes H-omelettes H-aux champignons.
- Ah c'est super ça, mec, mais tu me donnes trop faim, et un peu soif aussi, avec ton histoire. T'aurais pas un truc à dépanner par hasard ?
- Ha non, mais je vois une taverne juste derrière toi, je songeais à venir y former une troupe d'H-aventuriers.
- Trop bien ! Mais le patron est un peu soupe au lait, il me laisse pas toujours rentrer...
- T'en fais pas mon H-ami, je vais H-arranger ça.»

Il poussa alors la porte du bar et au moment ou Coud le barman tourna la tête vers les nouveaux arrivants, il fit un geste sec de la jambe droite, envoyant par la même valser sa savate à la figure du pauvre homme. Ce dernier tomba net affalé derrière son comptoir. Les poivrots qui cuvaient autour des deux-trois tables se retournèrent d'un air hagard mêlé de stupéfaction.
Pour sauver la mise de son nouveau pote, Jonye leur interpréta un de ses classiques en sol mineur :

«Euhm, euhm...
C'était une maison bleue
qui dansait sur la colline
on ne la frappe pas
nous les hommes comme vous et moi
je sais plus la suite ...»

Les badauds s'étaient déjà remis à leurs conversations de ragots et de vantardise habituelles en montant le volume afin de couvrir les grincements stridents.

«Ça alors, je suis H-impressionné, s'étonna Alf, tu es magicien toi H-aussi ?
- Ouais quand je me donne à fond pour mon public ça fait toujours son petit effet !
- Fort bien. Je te fais donc désormais mon bras droit, c'est toi que je choisis. J'espère que tu es assez courageux pour la quête que nous H-auront à H-accomplir.
- Nan mais t'inquiètes, pour faire la quête je gère trop man. Faut avoir un bras droit sacrément vigoureux pour tendre la main autant que moi !»

C'est ainsi que la communauté de la pantoufle lyrique fut formée et bientôt ils partirent pour de palpitantes aventures caverneuses.


Portrait chinois de Jonye, le chanteur de bar raté :
Élément : Crachin
Animal :Rat
Âge :45 ans
Genre :M
Arme :L'Espérance
Film :Bruce de Nice
Biotope :Le carrefour Jean Ferrat
Devise :"Après la pluie, j'aurai de l'argent."

Et le portrait d'Alf Gland l'extraterrestre magicien :
Élément :Vieux bois
Animal :Wookie
Âge :172 années Xanaxiennes
Genre :Indéterminé
Arme :Savate hypnotique
Film :Kapax
Biotope :Canapé de hobbit
Devise :"Bonjour, je m'appelle Gland H-Alf, je suis ton H-ami!"
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Dialogue entre la maman de Kevin et une apprentie bouddhiste

Message  Oxyde le Dim 8 Jan 2012 - 19:44

La maman de Kevin (Evelyne)
Élément : terre
Animal : vache
Âge : 35 ans
Genre : fille
Arme : télécommande
Film : Danse avec les loups
Biotope : chez elle
Citation/Devise : « Kevin !... »

Une apprentie bouddhiste (Marie-Yvonne)
Élément : un fleuve
Animal : la biche farouche
Âge : 20 ans
Genre : F (pas affiché)
Arme : le détachement
Film : Fight Club (pour une idée ou deux)
Biotope : Forêt de Chailluz
Citation/Devise : « Au-delà des apparences se trouve le chemin. »

Le printemps est là. C'est le moment de l'année où la maman de Kevin s'adonne au grand ménage du même nom. Entre un mari qui a décampé en laissant tout son « merdier », comme elle dit, et un fils qui fait des tâches ménagères, oui, mais uniquement de façon virtuelle car comme il dit «avec les Sims on a pas le choix si on veut évoluer...», bref avec tout ça, elle a de quoi faire.
Comme bien des ménagères en manque d'oreilles consentantes, elle se parle à elle-même.

- Non de non il me reste c'te télé là, qu'à rendu l'âme. La voir me rappelle Raymond et rien qu'd'y penser j'suis hors de moi... Saligaud !... Je n'peux pas attendre le passage des monstres, c'est dans deux mois. J'm'en vais te balancer ça dans un coin... Il y a la boîte de cassoulet pour le repas du gamin, j'vais filer à Chailluz tout d'suite.

Ni une, ni deux la voici à bord de la Panda avec le poste de télévision amoché. Endurcis par des années de ménage acharné, ses bras vigoureux n'ont eu aucun mal à trimbaler le lourd objet de son mécontentement. Un spectateur serait d'autant plus étonné s'il pouvait voir sur son bras gauche les vestiges de sa dernière dispute avec Raymond. Soliloquant toujours ;

- Ça devrait le faire. Ici on ne viendra pas me soûler avec les nuisances sonores, polluantes et tout ça. Deux mois c'est trop long alors qu'est-ce que j'y peux ? Dans ce fossé là... Op !...
- Oh, par les trois joyaux !
- Quoi ? Et merde !

Les yeux d'Evelyne sont perdus dans le vague, la surprise lui donne un air bovin. Du fossé sort une personne au crâne rasé, drapée d'orangé. Seule la finesse de ses traits laisse deviner qu'il s'agit probablement d'une jeune fille.

- Bonjour, dit-elle en se courbant légèrement.
- Bonjour !... Mademoiselle, monsieur ?...
- Je suis un esprit plus qu'un corps alors mademoiselle, monsieur, peu-importe.
- Quoi ? Bon, vous direz rien, pour la télé ?...
- En principe, l'idée de jeter sa télé me plaît assez...
- Oui oui...
- ...mais je ne suis pas sûre de la pureté de vos intentions.
- Pureté, hm... Sinon pourquoi un drap ? Ça fait asiatique il me semble...
- Bouddhiste... Je suis sur le sentier sacré.
- Ben pas tout à fait, je me suis éloigné du sentier pour éviter de me faire choper...
- Le sentier spirituel. Ne sentez-vous pas parfois qu'il vous manque quelque chose, qu'une vie superficielle n'a pas de sens ?
- Moi depuis que l'autre est parti je suis dans la panade alors je dirais que quelque part, oui.
(Se reprenant) Mais j'aime pas les sectes, le crâne rasé, faut pas pousser !
- Chacun suit son propre chemin...
- Chemin, sentier vous voulez dire... on est là on réfléchit et ça nous emmène à réfléchir à autre chose... comme chez la psy !...

Le sourire calme de la jeune fille avait allumé quelque chose dans ces yeux dits bovins, pour reprendre cette expression certes sympathique mais spéciste.
Un rapprochement entre deux êtres si différents, comme un petit miracle en cette saison nouvelle.
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