je n'ai pas encore trouvé de titre car j'ignore encore les évenement de cette histoire moi même...

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je n'ai pas encore trouvé de titre car j'ignore encore les évenement de cette histoire moi même...

Message  axe le Dim 1 Mar 2009 - 21:19

Depuis toute petite je ne supportais pas l'autorité, or à mon époque être une fille était synonyme de passivité. Je me suis toujours considérée à l'égale des hommes, au grand désespoir de mon père qui pensait bien ne jamais réussir à me marier. Ma mère étant morte à ma naissance, ce fut ma nourrice qui m'éleva et m'enseigna la lecture, l'écriture, l'art, la philosophie, et m'appris aussi la modestie ainsi que la prudence et la discrétion. Quant à l'art de la guerre, le maniement des armes, la souplesse et la rapidité je les appris grâce à Stan, de son vrai nom Stanislas.
Stanislas était plus âgé que moi de quelques années. Je l'admirais mais ne le lui laissais pas voir. J'avais réussi à obtenir son respect lors de l'incendie de l'étable de M. Rollan. Contrairement aux autres jeunes filles, je m'étais précipitée à l'intérieur pour aller aider Mme Rollan prisonnière des flammes. Cette différence et le courage dont j'avais fait preuve piqua sa curiosité, et il se promis d'apprendre à me connaître. Ce qu'il fit.
Tout commença lorsque le feu fut éteint, il vint me voir et engagea la conversation, je m'en rappelle comme si c'était hier :
- Ça va ?
Je ne l'avais pas entendu arriver, le regardant avec un air narquois qui dut l'exaspérer au plus haut point je lui répondis :
- Oui très bien pourquoi ça n'irait pas ?
- Le fait que tu sois rentrée dans une maison en flammes, que tu aies sauvé une vieille femme, et tout cela sans aide aurait pu te fatiguer ou même t'ébranler un peu. Tu ne dois pas être habituée à vivre des émotions si fortes !
- C'est gentil de t'inquiéter mais premièrement je n'ai pas sauvé une vieille dame comme tu le dis mais je suis allée aider une dame, pas forcément âgée d'ailleurs, à sortir de chez elle. De plus si tu étais dans ma situation tu te rendrais compte que des émotions fortes ce n'est pas ça qui me manque !
- Ah oui ? Alors éclaire-moi, quelle est ta situation ?
- Ma situation, répondis-je presque en m'étranglant, elle est très simple, rester enfermée, ne rien dire, subir tout le temps, j'ai des yeux et des oreilles, mais je n'ai aucunement le droit de les utiliser !! Subir, tout le temps subir, la voilà ma condition !! Tu ne peux t'imaginer les émotions que je ressens quand la situation peut m'être favorable, l'espoir qui vibre en moi à l'approche d'un moment de solitude, de confiance qui pourrais m'être accordée, tu ne peux imaginer le désespoir qui m'envahit lorsque cette lueur s'évanouit...
Les yeux rougis par les larmes qui arrivaient et la voix cassé je finis par le regarder,
- Alors non, non, ce petit sauvetage ne m'a pas perturbée, au contraire, il m'a fait un bien fou.
Il me regarda sans rien dire, je voyais dans ses yeux plusieurs émotions contradictoires se succéder comme l'incompréhension, la compréhension, le respect et finalement l'admiration.
- Je comprends, désolé de t'avoir vexé...
- Et désolé à moi d'avoir répondu sur ce ton je n'aurais pas dû !
- Non, une femme avec du caractère c'est bon à voir !! On a besoin d'être un peu remis à notre place nous aussi, dit-il en éclatant de rire.
Un bon fou rire, rien de mieux pour détendre l'atmosphère. Il l'avait bien compris, moi pas encore, mais il me l'apprit bien vite, ainsi que l'art du combat et du maniement des armes.
Depuis cette rencontre, nous nous retrouvons souvent, pour officiellement, nous balader. En réalité, il m'apprend à me battre comme un vrai soldat, et je suis d'après lui, une excellente élève.
Presque un an s'est écoulé depuis ma rencontre avec Stan. J'ai maintenant seize ans, lui vingt. Je suis plus experte pour le combat que certains soldats de mon père, il faut dire que j'ai suivi une formation durs et que j'y ai mis énormément de bonne volonté. Mon père n'a rien remarqué, sauf le fait que je ne suis toujours pas mariée. Il m'a vu me transformer de jour en jour pour devenir une femme, et pour lui Stanislas est le seul à qui il est prêt à me donner. Il attend sa demande avec impatience, mais celle-ci ne vient pas. Un jour, cédant à l'envie qui le rongeait il vint le voir un soir dans ses appartements.
- Bonsoir mon seigneur, que me vaut votre visite si tard.
- Bonsoir Stanislas. Cette visite concerne Calypso, ma fille.
Stanislas blêmit. « Serait-il au courant pour les cours un peu spéciaux que je lui donne ? » Devant le silence de Stanislas, mon père reprit :
- Cela fait presque un an que tu la côtoies, et tu es un de mes plus fidèles chevaliers. Je te fais une confiance presque absolue et je ne suis prêt à donner la main de ma fille qu'à toi.
- Vous, vous, voulez-vous dire que vous voulez que j'épouse Calypso, bredouilla t-il.
- Que si vous le voulez bien entendu, je ne vous force pas la main !! Et c'est bien le cas de le dire...
- Ce serais un grand honneur mon seigneur, mais lui en avez-vous au moins parlé ?
- Non pas encore, avoua celui-ci. « Mais une fille doit répondre des décisions de son père, non ? » rajouta t-il pour lui même.

Lorsque Stanislas vint de me voir pour me rapporter les propos de mon père, je lui fut prise entre deux sentiments très étranges, le premier la révolte, en quoi mon père avait le pouvoir de décider à qui je devais appartenir, et pourquoi étais-je obligée d'appartenir à quelqu'un ? Le second sentiment qui m'envahit fut la peur. Peur de blesser Stan, peur de lui dire « non je ne veux pas être ta femme car je te considère comme mon frère, et les incestes sont punis par Dieu », peur de le briser, peur qu'il ne se sente plus homme, peur de le perdre à jamais... A sa tête, je compris qu'il vit tout cela sur mon visage, et qu'il comprit. Mais je l'aimais, et je voulais absolument qu'il le sache car quoi qu'il se passe je devais le perdre, même s'il me comprenait, car comme je désobéirais à la volonté de mon père publiquement, je serais bannie, comme le voulais la coutume.
- Stan...
- Ne t'encombre pas de paroles inutiles, j'ai compris, ton regard a parlé à ta place, tu refuses, tu ne veux pas de moi, sa voix se brisa sur ces derniers mots.
- Ne dis pas de sottises !! Si j'avais dû épouser un homme dans ce château, tu sais très bien que ç'aurait été toi !
- Alors pourquoi ?
- Parce que, et tu le sais, je ne suis pas faite pour vivre sous le joug d'un homme, je vis à ce moment qu'il voulut me couper, mais je lui fis signe de se taire et poursuivis avec plus de tendresse dans la voix qu'auparavant, même si je sais que toi tu me laisserais vivre comme bon me semble, je te déshonorerais sûrement par mon attitude et je ne veux ça pour rien au monde ! De plus je ne te l'ai peut-être jamais dit mais, Stan... Je t'aime, je t'aime comme une folle, je ne supporterais pas de te perdre !
- Mais alors pourquoi ??
- Car je t'aime oui, mais pas de la même façon que toi ! Moi je t'aime comme un frère, comme une sœur qui regarde son frère avec une admiration incroyable, qui l'aime à en mourir, mais qui jamais ne pourrait envisager de devenir sa femme !
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Re: je n'ai pas encore trouvé de titre car j'ignore encore les évenement de cette histoire moi même...

Message  Adrien' le Dim 1 Mar 2009 - 22:35

L'émancipation des femmes, voilà un sujet qui me tient à cœur ! Ton texte m'évoque Driss Chraïbi : La Civilisation, ma Mère !... , l'histoire d'une femme qui se découvre des droits à la liberté, au savoir, à la conscience, quitte sa cuisine éternelle et se met à vivre comme elle l'entend, sans compromis.
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Re: je n'ai pas encore trouvé de titre car j'ignore encore les évenement de cette histoire moi même...

Message  axe le Dim 1 Mar 2009 - 22:40

Je n'ai jamais lu ce livre, mais je le lirai, car si mon histoire te fait penser à cela !! Smile
Bien entendu, ce texte n'est qu'une ébauche, un début, et j'aurais aimé si cela est possible des avis critiques me permettant de la continuer.

Merci en tout cas d'avoir répondu si vite Very Happy
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Re: je n'ai pas encore trouvé de titre car j'ignore encore les évenement de cette histoire moi même...

Message  Feurnard le Lun 2 Mar 2009 - 11:45

Ce texte m'a suggéré un autre titre, d'Isabelle de Charrière. Par chance, il est disponible sur internet : Le Noble. Un récit court que je conseille, tout comme Trois femmes.

Je le conseille parce qu'il y a à mon avis des améliorations à apporter tant à l'histoire qu'à l'Histoire. Comme l'une t'appartient et l'autre ne m'appartient pas, il me faut m'en remettre entièrement à de Charrière.

À propos du fond, j'aurai au moins une réclamation parmi d'autres :
J'ai maintenant seize ans, lui vingt. Je suis plus experte pour le combat que certains soldats de mon père, il faut dire que j'ai suivi une formation durs et que j'y ai mis énormément de bonne volonté.
Quelque dure que soit la formation, je me refuse à croire qu'un garçon de seize ans puisse apprendre à mieux se battre en un an que des femmes d'armes qui y consacrent leur vie - et ont souvent des vétérans.
À mes yeux, ça tient de l'insulte.

Mais là encore, je ne suis pas sûr que tu veuilles des commentaires sur le fond.

Il reste sur la forme et sur la forme, je retrouve une écriture familière. Beaucoup de dialogues, l'enchaînement très rapide d'événements, très souvent une absence totale de descriptions.
Comme cette écriture est très courante - surtout pour les fanfictions - les conseils donnés sont à peu près toujours les mêmes :
- plus de description (les personnages, les lieux, le temps...)
- moins de dialogue (essayer de faire passer l'information dans la narration, pas par la bouche des personnages)
- prendre le temps pour chaque événement, qui doit préparer l'événement à venir.
Sans quoi le roi est obligé de rappeler qui est Calypso, à Stanislas que Stanislas est un chevalier et dans la foulée c'est Calypso qui doit rappeler à Stanislas l'âge de madame Rollan.

Je sais que c'est vague mais difficile d'en dire plus en l'état.
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Re: je n'ai pas encore trouvé de titre car j'ignore encore les évenement de cette histoire moi même...

Message  axe le Mar 3 Mar 2009 - 2:20

Pour ta première remarque, je crois que tu n'as pas très bien compris ce que je voulais dire :
J'ai maintenant seize ans, lui vingt. Je suis plus experte pour le combat que certains soldats de mon père, il faut dire que j'ai suivi une formation dure et que j'y ai mis énormément de bonne volonté.
Le pronom personnel première personne correspond à Calypso, et son formateur à l'art du combat est Stan âgé de 20 ans à ce moment du récit. La comparaison avec les autres soldats est un outil que j'utilise afin d'aider un lecteur à situer le niveau qu'a atteint Calypso.
À mes yeux, ça tient de l'insulte.
Mon but n'était donc pas, et bien au contraire, d'insulter!

Quant à tes autres remarques, merci de me les avoir adressées, je vais faire quelques petites retouches en m'inspirant de tes conseils, que je vous soumettrai bien entendu ! Very Happy
Donc merci de tes remarques, je vais pouvoir éviter de créer des contre-sens ^^
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Re: je n'ai pas encore trouvé de titre car j'ignore encore les évenement de cette histoire moi même...

Message  Adrien' le Mar 3 Mar 2009 - 2:45

Je crois que Feurnard a volontairement inversé les sexes, mais qu'il avait très bien compris ta phrase. Je suis d'accord avec lui pour dire qu'un entraînement d'un an, même intensif, qui met un(e) adolescent(e) au niveau d'une troupe de soldats adultes, est peu crédible.

Si tu souhaites dénoncer le manque de liberté des femmes, je tiens à te signaler un écueil courant : l'injustice est repérée mais les issues proposées participent (pour le moment) des valeurs et du modèle dominant : prince charmant qui sauve la jeune fille de son père autoritaire, idéal guerrier s'opposant à la popote à laquelle on la destine.
De ce point de vue, l'histoire arrive à un carrefour : Calypso (celle qui est cachée, très joli soulignement de sa condition de départ) va-t-elle vivre une classique histoire d'amour et si non, où va-t-elle ? C'est la question qui se pose à bien des femmes dans sa situation, et aucune réponse définitive n'est écrite :
de Driss Chraïbi dont la mère s'émancipe avec la tendre complicité de sa famille (sans concession, sans trop de heurts non plus, mais tout le monde n'a pas cette famille) à Chloé Delaume qui se venge du "genre queutal" en l'amputant au micro-onde bricolé dans Les mouflettes d'Atropos -méthode extrêmement divertissante mais enfin, la violence est-elle jamais une solution ? en passant par Virginia Woolf qui se contente (pas mal pour l'époque et toujours d'actualité) de réclamer Une chambre à soi, tout est possible.
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